Espionnage Rwandais en RDC : Bamanisa, Mende et Yuma parmi les victimes du logiciel espion Pegasus (OCCRP)

G-A: Albert Yuma, Jean Bamanisa et Lambert Mende. PH.MONTAGE ENET

Selon l'Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), le logiciel Pegasus fabriqué par la société israélienne NSO Group a été utilisé par le Rwanda pour espionner les politiques, les activistes et les journalistes congolais ainsi que les personnalités politiques burundaises et ougandaises.

En effet, parmi les Congolais figurant sur la liste sélectionnée par les clients du groupe NSO, notamment le Rwanda, pour cibler les adversaires avec Pegasus, l'OCCRP a identifié des numéros de téléphone appartenant à l'Ancien gouverneur de l'Ituri, Jean Bamanisa Saidi, du PCA de la GECAMINES et président de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Albert Yuma Mulimbi et l'ex-ministre de la Communication, Lambert Mende Omalanga proches de l'ancien président Joseph Kabila.

Espionnage diplomatique

En outre, le gouvernement Rwandais aurait ciblé des avocats, des personnalités politiques et militaires de haut rang ainsi que des journalistes travaillant contre ses intérêts en République Démocratique du Congo. L'OCCRP révèle que plusieurs numéros des personnalités de premier plan en Ouganda, au Burundi et en République démocratique du Congo (RDC) figurent dans la base de données de Pegasus. 

''Le Rwanda a eu des relations glaciales avec ces voisins au fil des ans. Il a parrainé des groupes armés dans l'est de la RDC, a critiqué l'Ouganda pour abriter des milices anti-FPR et a été accusé par le Burundi de comploter pour renverser son président''note l'OOCRP.

Pour la journaliste Michela Wrong « Il existe déjà une méfiance énorme et fondée entre les gouvernements de la région des Grands Lacs et le Rwanda. [La preuve d'espionnage] encouragera certainement l'opinion selon laquelle le Rwanda n'est pas un partenaire sincère qui respecte les règles''.

Contactés par la presse internationale ce lundi 19 juillet les porte-parole de la RDC et du Burundi ont refusé de commenter sur ce scandale.  Cependant, un porte-parole du gouvernement ougandais, Ofwono Opondo, a déclaré qu'il appartenait "à l'Ouganda de renforcer ses protocoles de cybersécurité, sinon le monde est plein d'espionnage et d'espionnage, même entre alliés ou voisins".

Il sied de noter que les numéros de téléphone de proches de l'ex-président congolais ont été sélectionnés lors d'une crise politique en RDC pour savoir si Kabila respecterait les limites constitutionnelles des mandats.

Nelly E,

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