Éruption du volcan Nyiragongo : Les autorités interpellées

Des laves du volcan Nyiragongo. Photo Enet/Prince B

Plusieurs dégâts causés par l'éruption du volcan Nyiragongo auraient été évités si seulement les services de l'OVG et la protection civile avaient des stratégies communicationnelles.

L'éruption a débuté à 19h, selon le gouverneur militaire du Nord-Kivu Ndima Kongba Constant, chose étonnante même la population vivant dans le territoire de Nyiragongo et en ville de Goma ont commencé à quitter leurs maisons à 19h, ce qui veut dire qu'aucun plan de contingence n'était pas prévu d'avance.

Déjà avant 19h, l'opinion publique pouvait penser que c'était le volcan Nyamulagira qui était en éruption, et quelques habitants de Nyiragongo ont fait savoir à election-net.com que la lave se dirigeait vers le Rwanda en passant par le parc national des Virunga, message qui n'a pas été confirmé par les autorités provinciales.

Dans son message diffusé à la chaîne nationale tard dans la nuit du samedi 22 mai 2021, le gouverneur militaire Ndima Kongba Constant a souligné qu'il s'agissait bel et bien de l'éruption du volcan Nyiragongo et non Nyamulagira, message qui a amplifié la panique au sein de la population de Nyiragongo et de la ville de Goma, D'ores-et-déjà, des mouvements ont été observés dans toutes les directions de la capitale du Nord-Kivu, fouillant cette éruption, Il y a certaines personnes qui ont pris la direction Ouest de Goma, et d'autres la direction Est vers la république du Rwanda.

Le gouverneur militaire interpellé

Plusieurs observateurs à Goma comme à Nyiragongo soulignent que cette éruption volcanique a manqué une communication de crise ''C'est seul moyen qui pouvait contenir la population, et cela pouvait être à partir de la diffusion des alertes par l'OVG, ce qui n'a pas été fait malheureusement'', a indiqué à election-net.com un habitant du quartier Majengo à Goma.

Cependant, il a été demandé au gouverneur de d'organiser, sans tarder, la cellule de communication de crise, Et cette fois, en y mettant des gens qui s'y connaissent ''et pas des charlatans comme ça été dans toutes les crises en province'', a indiqué à election-net.com cette source qui a requis l'anonymat.

Le Rwanda n'a pas ouvert précipitamment ses frontières

Par manque d'un plan de contingence qui pouvait être communiqué à la population tôt et partager avec le pays voisin, le Rwanda. Fouillant l'éruption, des centaines des Congolais ont passé plus de trois heures à la frontière entre la RDC et le Rwanda, les raisons de cette décision du Rwanda qui, a été levée quelques heures après, n'ont pas été communiqué.

L'éruption de cette nuit doit servir de leçon à nos autorités, on ne gère pas une cité en tâtonnant. Tout se prévoit, rien ne s'improvise'', a indiqué à election-net.com un habitant de Kibati qui a passé nuit dans le pays de Paul Kagame.

En rappel, cette éruption de 22 mai 2021, intervient après celle du 17 janvier 2002, aucun bilan officiel n'est jusqu'à présent communiqué par les autorités congolaises. Toutefois, le ministre Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais, a rassuré que les dispositions sont prises pour un retour au calme.

Prince Bagheni, à Goma