Diplomatie : Moscou bloque la nomination d’experts de l'ONU dans 4 pays africains dont la RDC

Le président russe Vladimir Poutine (C), le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi (1er rang, 2L) et le président sud-africain Cyril Ramaphosa (2R) posent pour une photo de famille avec les dirigeants des pays africains participant au Forum économique et au sommet Russie-Afrique de 2019 à Sochi.

La Russie bloque la nomination par le Conseil de sécurité des Nations unies de commissions d'experts indépendants chargés de contrôler les violations des sanctions imposées par l'Onu au Soudan du Sud, à la République démocratique du Congo, à la République centrafricaine et au Mali, ont fait savoir des diplomates.

Voulant étendre son influence en Afrique, en particulier dans des pays francophones, Moscou se plaint du nombre d'experts désignés par le secrétaire général de l’ONU et les pays occidentaux. Pour la Russie, les panels proposés ne sont pas géographiquement équilibrés et que certains membres ne sont pas impartiaux, ont dit à Reuters mercredi certains diplomates de l’ONU.

D'après ces derniers, les Russes voudraient davantage siéger dans ces commissions.

"La Russie a effectivement mis en attente son approbation de plusieurs commissions ou experts", a déclaré à Reuters Dmitri Polianski, ambassadeur russe adjoint à l'Onu.

Et d'ajouter :

"Malheureusement (...) la constitution de ces commissions n'est pas équilibrée géographiquement. Il y a une majorité de représentants des pays occidentaux."

Le mandat des commissions de contrôle des violations des sanctions a expiré le 1er juillet pour le Soudan du Sud, le 1er août pour la RDC, le 31 août pour la Centrafrique et va expirer ce jeudi pour le Mali.

Tant que le Conseil de sécurité ne s'accorde pas sur la liste de noms soumis par le secrétaire-général de l'Onu, Antonio Guterres, à savoir quatre à six experts par commission, le travail de ces commissions est de facto paralysé et le risque de violation des sanctions accru.

"Certains de ces experts ne remplissent pas les critères d'impartialité, de neutralité et d'indépendance", affirme Dmitri Polianski.

La commission d'experts surveillant la Centrafrique a accusé cette année des soldats centrafricains et leurs instructeurs militaires russes d'usage excessif de la force contre les civils, de meurtres, d'occupation d'écoles et de pillage, des accusations rejetées par le Kremlin.

Election-net.com/Avec Reuters

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *