«Défier le FCC serait tout simplement du suicide pour Tshisekedi », une prévision qui n’a jamais été exprimée, ni verbalement ni par écrit par Colette Braeckman

Colette Braeckman, journaliste belge.

”Défier la coalition FCC de Joseph Kabila par Felix Tshisekedi serait tout simplement du suicide pour lui-même car il n’a le contrôle de rien et même plus de son parti politique”, ces propos écrits par le média en ligne 24h.cd et relayés par election-net.com, n'ont jamais été exprimés, ni verbalement ni par écrit par la journaliste Colette Braeckman.

Après avoir contacté Election-net.com, Collette Braeckman rejette ces propos en soulignant que les consultations initiées par le président Tshisekedi semblent aussi libérer l’imagination des journalistes qui lui ont prêté ces propos.

Sa première réaction sur les consultations, depuis son lancement, sont intervenues ce lundi 9 novembre, après la réception du docteur Denis Mukwege par le Chef de l'État.

Pour Colette Braeckman, le prix Nobel de la paix 2018, s’est "élevé bien au-dessus des manœuvres qui ont pour but de contourner la majorité dont, avec 300 députés, disposent les partisans du Front commun pour le Congo de Joseph Kabila face au chef de l’Etat Félix Tshisekedi".

Elle indique aussi que le prix Nobel de la Paix n’a pas hésité à rappeler l’essentiel : "rappelant que la misère de la population était insupportable et la crise sociale pire que jamais, il a insisté sur la nécessité de lutter contre l’impunité et d’ériger la justice comme pilier majeur d’un Etat de droit".

Pour Colette Braeckman, les consultations ont libéré la parole : les militants de la campagne anti corruption « le Congo n’est pas à vendre » dénoncent les activités du fonds spéculatif américain Och Ziff et la responsabilité de Dan Gertler, le mouvement citoyen Filimbi exige « le démantèlement d’un système prédateur et criminel », tandis que la Lucha a déposé un mémorandum très complet rappelant entre autres qu’à Beni, 659 Congolais ont été massacrés au cours de l’année écoulée sans que le pouvoir ait semblé s’en émouvoir…

Pompon BEYOKOBANA