COVID19: la pollution aggrave le taux de mortalité des malades

Test covid19 en RDC. Ph de tiers.

Une étude menée par des chercheurs de l’université de Harvard établi que les malades qui vivent dans les endroits où la pollution est élevée sont plus exposées à la mortalité après avoir contracté la COVID-19 .

Les scientifiques ont orienté leurs analyses sur les particules fines inférieures à 2,5 micromètres (ou PM2,5). Ce polluant particulièrement dangereux provient des pots d’échappement, des incendies et des fumées d’usine.

Ils ont collecté des données en provenance de 3 089 comtés américains au 18 juin 2020, représentatives à 98 % de la population américaine.


Ils ont remarqué qu’une hausse de 1μg/m3 (un microgramme par mètre cube) du niveau de PM2,5 augmentait de 11 % le risque de mourir après avoir été contaminé par le SRAS-CoV-2.

Bien que le lien entre le risque accru de mortalité suite à la COVID-19 et la pollution ne soit pas tout à fait clair, il est établi de longue date que les particules fines endommagent les voies respiratoires, ce qui affaiblit l’organisme notamment les poumons.

Suite à ces découvertes, le Dr. Mark Miller, de l’Université d’Édimbourg, a déclaré : « Dans l’ensemble, ces résultats mettent en évidence un lien qui doit être étudié de toute urgence pour comprendre si ce risque accru est le résultat direct de la pollution de l’air et, si c’est le cas, comment cela se produit.


Cela pourrait avoir de graves conséquences, par exemple chez les malades souffrant de maladies cardiaques, qui sont déjà très vulnérables aux effets néfastes de la pollution de l’air ».

Paradoxalement, le confinement instauré à suite à la pandémie a permis de faire baisser le niveau de pollution de l’air dans nombreux pays.

Prince Bagheni