Coronavirus : ”les enfants vivant dans des pays lourdement endettés ont peu de chances de s’affranchir un jour de la pauvreté” (UNICEF)

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« Les enfants vivant dans des pays lourdement endettés qui n’ont pas beaucoup de ressources à allouer à la protection sociale, à l’éducation et à la santé ont peu de chances de s’affranchir un jour de la pauvreté et des privations » c’est ce qu’a fait savoir la directrice générale du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), Henrietta Fore lors de la publication d’un rapport ce jeudi 1 er avril.

Pas moins de 25 pays dans le monde ont consacré un budget plus important au service de la dette qu’à l’ensemble de leurs services sociaux en 2019, incluant l’éducation, la santé et la protection sociale, alerte l’Unicef.

Dans ce rapport qui porte sur la “COVID-19 et la crise imminente de la dette”, l’organisme fait savoir que près d’un pays sur huit dans le monde a dépensé des sommes plus importantes pour la dette que pour la protection sociale, l’éducation, et la santé réunies en 2019.

Face à ce constat alarmant, les Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) demandent la mise en place de mesures à l’échelle mondiale visant à alléger cette charge qui pèse notamment sur les plus jeunes.

«Cette situation a d’énormes coûts sur les plans personnel et public et laisse aux enfants, à leur communauté et à leur pays peu d’espoir d’un développement économique et social durable », regrette Henrietta Fore.

Il est essentiel d’alléger et de restructurer en profondeur la dette pour assurer une reprise qui soit à la fois inclusive et durable et éviter aux enfants de subir un double fardeau : la réduction des services sociaux aujourd’hui et l’accroissement de la dette à l’avenir. Il est impératif que les organisations internationales, les créanciers et les gouvernements unissent leurs efforts pour réduire le fardeau de la dette et affecter les économies ainsi réalisées à des investissements sociaux pour tous“, conclut Henrietta Fore.

Le rapport précise que “le quart des pays à revenu faible ou intermédiaire sont actuellement surendettés ou risquent de l’être” ; pas moins de 200 millions d’enfants seraient concernés par cette situation que la pandémie va encore aggraver. Il est d’ailleurs indiqué que les pays endettés ont déjà commencé à alléger certains budgets, notamment ceux consacrés à la protection de l’enfance, à la nutrition, mais aussi aux services d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène.