Coronavirus: 234 experts découvrent un nouveau mode de transmission de la maladie

Infographie Covid-19

La pandémie du covid fait peur. Du jour au lendemain, ce petit machin trouble la conscience du monde.

A en croire des centaines de scientifiques, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a ignoré de nombreuses preuves démontrant que des petites particules qui circulent dans l’air peuvent être infectieuses et donc favoriser la propagation du coronavirus.

Compte tenu de tout cela, dans une lettre ouverte destinée à l’OMS et relayée par le New York Times, ces 234 experts interpellent l’organisation mondiale de la santé pour qu’elle révise davantage ses recommandations dans l’urgence et les adapter en fonction.

De son côté, l’OMS maintient que les recherches à ce sujet ne sont pas encore assez concluantes. 

Selon l'OMS la maladie à coronavirus se propage principalement d'une personne à l'autre par de petites gouttelettes du nez ou de la bouche, qui sont expulsées lorsqu'une personne atteinte de COVID-19 tousse, éternue ou parle.

Une définition tout à fait contraire à l’avis de ces scientifiques.

Dans cet ordre d’idées, ces experts ne comptent pas laisser faire ; ils ont promis de publier une revue scientifique. Cela se fera la semaine prochaine.

Pour Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS, leur institution connaît bien l’article avant de soutenir que lui et son équipe examineront le contenu.

Selon les experts provenant de 32 pays, le virus se déplace dans l’air et peut infecter les personnes lorsqu'il est inhalé, qu'il soit transporté par des grosses gouttelettes ou des plus petites. Ils estiment que l’OMS “a une vision rigide et trop médicalisée des preuves scientifiques. L’organisme est lent et peu enclin à mettre à jour ses orientations et permet à quelques voix conservatrices de crier à la dissidence”. 

La lenteur de l'OMS

“Ils mourront en défendant leur point de vue”, a déclaré une consultante de longue date de l’OMS, qui ne souhaitait pas être identifiée en raison de son travail en cours pour l’organisation. Même les partisans de l’organisation ont estimé qu’elle devrait diversifier son expertise et assouplir ses critères de preuve. 

A lire aussi MADAGASCAR-Covid19: Réconfinement “total” de la capitale Antananarivo

“Je suis absolument frustrée par les problèmes de circulation de l’air et de taille des particules”, a déclaré Mary-Louise McLaws, membre du comité et épidémiologiste à l’université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney. “Si on décide de rouvrir ce débat, nous devons être prêts à changer beaucoup de choses.”

De leur côté, les scientifiques ne changent pas d’avis : « qu’il soit transporté par de grosses gouttelettes qui volent dans l'air après un éternuement ou par des gouttelettes expirées beaucoup plus petites qui peuvent glisser sur toute la longueur d'une pièce, le coronavirus est transporté par l'air et peut infecter les gens lorsqu'il est inhalé, » ont-ils déclarés. L’on y verra plus amplement dans les prochains mois.

Puisque la covid est toujours là. Qui pourrait vraiment freiner cet ennemi dangereux qui perturbe le monde entier ? Une question sans aucune réponse.

Mapote Gaye Dakar