COP26/Glasgow: Jeanine Mabunda et d'autres sommités africaines donnent de la voix sur le changement climatique

Jeanine Mabunda. Ph de tiers.

"Le Temps est à l'action. Parlons peu et agissons plus !". La solution pour le changement climatique réside en Afrique ! Telle a été la conclusion de la conférence virtuelle, co-oragnisée ce mardi 26 octobre 2021, par la Banque Mondiale et le Brookings Institute et, à laquelle a participé en tant que panéliste, Mme Jeanine Mabunda, Présidente Honoraire de l’Assemblée nationale de la RDC.

L'Afrique est la moins responsable de la crise climatique mondiale, mais fait face à ses conséquences les plus graves. Quarante-huit pays d'Afrique subsaharienne hormis l'Afrique du Sud ne sont responsables que de 0,55 % des émissions cumulées de CO2. La Chine, l'Union Européenne et les États-Unis émettent plus de 40% des émissions mondiales de gaz à effet de serre ; tandis que toute l'Afrique n'en émet que 7%.

Le charbon représente encore jusqu'à 38% de la production d'électricité dans le monde, avec la Chine, l'Inde, les États-Unis et l'Union Européenne qui restent les plus gros consommateurs de charbon. Aujourd'hui, près de 600 millions d'Africains n'ont pas accès à l'électricité, un nombre qui augmenterait en fait de 30 millions en raison de la pandémie de Covid-19.

Le Bassin du Congo est la deuxième plus grande forêt tropicale du monde est vital pour la stabilisation du climat mondial, absorbant 1,2 milliard de tonnes de CO2 chaque année. Sans le Bassin du Congo et l'Amazonie, le monde se rechaufferait plus rapidement. La RDC represente 70 % du cobalt, le minerai essentiel à la production de batterie. La demande de cobalt devrait doubler d'ici à 2030. À l'inverse, 84 millions de personnes (80% de la population totale) en RDC pourrait encore manquer d'acces à l'électricité en 2030.

Le monde aura besoin des ressources naturelles de l'Afrique pour résoudre les crises climatiques, à la fois nos forêts absorbant le carbone et nos minerais essentiels aux énergies renouvelables. Ces contributions doivent être reconnues et valorisées de manière appropriée. La pauvreté énergétique en Afrique n'est pas une solution climatique mondiale.

Liévin LUZOLO

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