Conflit entre deux communautés à Rutshuru : Enfin la position de la communauté Nande !

Quelques membres de la communauté Nande en train de lire la décélération. Photo de tiers

La communauté Nande dans tout son ensemble a dans une déclaration parvenue à election-net.com ce vendredi 30 octobre 2020 déploré les nombreuses tueries sauvages perpétrées ces derniers jours à Kiwanja dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu.

Des tueries aux allures des guerres interethniques génocidaires qui selon cette communauté seraient conçues par certains politiciens et leaders communautaires locaux pour des intérêts personnels.

Par ailleurs, la communauté Nande rappelle qu'il est notoriété que, de tous les temps passés, les populations de Rutshuru, de toutes origines, et tendances confondues ont toujours vécu en parfaite harmonie pour la paix.

''[…], Et même à l'instant où nous parlons, hormis quelques jeunes manipulés, les habitants de Rutshuru, toutes tendances confondues, partagent en convivialité leur vie quotidienne'', a dit Kambale Herman, secrétaire exécutif de l'association culturelle Nande.

En outre, la communauté Nande a invité tout un chacun au respect de la vie humaine, précieux don de Dieu. Et exhorte les politiciens et leaders communautaires des tendances séparatistes avérées et avouées, à se préserver du démon de division des paisibles populations.

Enfin, il a été demandé aux services judiciaires et sécuritaires de diligenter urgemment des enquêtes visant à dénicher les tireurs des ficelles et veiller à ce que ces derniers ne demeurent pas impunis

Et à tous les habitants de Rutshuru, quelles que soient leurs origines ethniques, de refuser de céder à la manipulation haineuse, de se désolidariser des ces politiciens manipulateurs, et le cas échéant de les dénoncer.

En rappel, dans un espace de 5 jours, on compte déjà 13 morts et 3 disparus, d'ethnies différentes, à savoir : du côté Hutu ; 2 morts et 1 disparu et du côté Nande 11 morts et 2 disparus. Il faut noter qu'il y a une personne dont l'appartenance ethnique n'a pas été clairement établie. Et ce parce que la personne a été retrouvée décapitée, et donc difficile à identifier.

Prince Bagheni, à Goma