Conflit coutumier à Nyiragongo : le ministre en charge des affaires coutumières dépêché au Nord-Kivu

Michel Eyrolls Mvunzi Meya Ministre délégué auprès du vice-premier ministre de l'Intérieur en charge des affaires coutumières

Michel Eyrolls Mvunzi Meya, Ministre délégué auprès du vice-premier Ministre de l'Intérieur en charge des affaires coutumières séjourne à Goma, dans la province du Nord-Kivu, depuis ce dimanche 6 septembre 2020. Il effectue cette mission officielle pour chercher les solutions idoines au conflit de succession qui persiste entre trois (3) prétendants au trône dans la chefferie de Bukumu, territoire de Nyiragongo.

''Lorsque les conflits coutumiers persistent, cela occasionne beaucoup de problèmes, qui peuvent à leur tour mettre en cause la paix et la sécurité. Étant donné que ce conflit se situe au niveau d'une frontière, il est de l'intérêt du gouvernement de faire tout, à travers mon ministère pour que cela soit réglé'', a dit Michel Eyrolls Mvunzi Meya à son arrivée à l'aéroport international de Goma.

Et d'ajouter que ''les protagonistes qui, en réalité sont des enfants d'une même famille devraient comprendre qu'à un certain moment, il faut qu'un Chef, qui est aussi membre de la famille, puisse diriger et que les autres attendent leur tour'', a-t-il fait savoir.

En outre, Michel Eyrolls Mvunzi Meya a précisé que la procédure coutumière sera en application pour que ce conflit qui a duré pendant plus de cinq ans puisse être résolu.

''Nous allons les intéresser à appliquer les règles édictées par la coutume en matière de désignation d'un Chef, dans la transparence'', a-t-il conclu.

En rappel, les trois princes Butsitsi Kahembe Isaac, Butsitsi Bigirwa Jean-Bosco et Lebon Bakungu Bigaruka qui se disputent le pouvoir et se sont engagés dans une bataille qui, malheureusement influe négativement sur la sécurité et le développement de la chefferie de Bukumu et du territoire de Nyiragongo de façon générale.

La société civile, forces vives de Nyiragongo et le conseil territoire de la jeunesse ont toujours dénoncé les ingérences politiciennes qui selon eux, ont toujours amplifié ce conflit coutumier plutôt que de le résoudre.

Et ce sont les habitants qui en payent, malheureusement le prix en subissant les effets collatéraux liés à ce conflit. Il s'agit entre autre de la persistance des cas de kidnapping, les assassinats ciblés et le cambriolage des maisons.

Prince Bagheni, à Goma