Burundi : le nouveau gouvernement appelé à ''briser le cycle de la violence'' et à coopérer avec les Nations Unies

Evariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi. Photo de tiers

Doudou Diène, président de la commission de l'organisation des nations unies, chargée d'enquêter sur le Burundi, a au cours d'une interview accordée à nos confrères de TV5MONDE, appelé le gouvernement à briser le cycle de la violence et à coopérer avec les Nations Unies.

Pour lui, l'actualité président du Burundi a été dans le régime de Pierre Nkurunzinza, a joué un rôle dans “toutes les violences antérieures”, et a souligné que le peuple bourundais a droit au bonheur quoique les hommes politiques l'ont stigmatisé et séparé.

“La grande question centrale c'est la responsabilité internationale pour que le droit au bonheur et à la sécurité soit garanti pour le peuple burundais, c'est dans ce contexte là que la communauté internationale a créée la commission d'enquête que je préside”, a t-il indiqué.

Par ailleurs, il a noté que le simple changé d'hommes ne garantit pas un changement des politiques, et a estimé que le Burundi est dans un tournant historique avec des nouveaux dirigeants, d'où son vœu de voir le Burundi parvenir à changer sur le plan du respect des droits de l'homme et des principes démocratiques.

“Notre constat c'est la persistance des violations graves de droits de l'homme depuis des nombreuses, et bien avant 2015, le peuple burundais vit dans la peur, l'angoisse et et la misère, et donc l'occasion est donnée à ce nouveau régime de changer qualitativement et durablement la situation de droit de l'homme et de la démocratie'', a t-il indiqué.

Enfin, il a signifié qu'il est très tôt de juger ce que ce nouveau gouvernement va faire, mais a noté qu'il faut prendre du temps pour voir s'il y aura un changement de fond dans tout ce qui concerne le droit de l'homme et la démocratie.

“Nous nous avons fourni à la communauté internationale de facteurs de risques, et des ponts précis qui permettront de lire s'il y a de changement de fond ou non, et parmi ces points absolument fondamentaux il y a le point central de la diminution de violations des droits de l'homme et le deuxième point c'est sur l'impunité. Le nouveau pouvoir sait que les auteurs de toutes les voitures et donc la question la question de la justice est centrale dans le changement, et donc nous appelons la communauté internationale à être vigilante”, a t-il chuté

En rappel, le président Evariste Ndayishimiye a été élu président de la République du Burundi le 20 mai dernier, en remplacement de Pierre Ngurunzinza qui décéda en juin avant même que son successeur ne prenne le pouvoir.

Prince Bagheni