Beni : Le groupement Banande-Kainama "sous menace des ADF"

Un soldat congolais en patrouille dans le village de Manzalaho, près de Beni, dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), le 18 février 2020, après une attaque du groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF) afp.com - Alexis Huguet

Quelques heures après une double attaque des rebelles ADF à Evero et Mbululi, la société civile alerte sur la menace ADF qui pèsent sur le groupement Banande-Kainama en territoire de Beni au Nord-Kivu.

Cette structure citoyenne a, par le biais de son président Jonas Zawadi, invite les autorités compétentes à peaufiner des stratégies qui permettront à mettre la population à l'abri du danger. Ce, en organisant des patrouilles de combat dans cette région.

" Nous sommes en train de lancer un appel vibrant à toutes les autorités qui contrôlent les opérations Sokola 1, que le groupement Banande-Kainama est encore sous menace des rebelles ADF. Nos militaires doivent encore renforcer les patrouilles de combat dans les zones comme Ngalanga, Bumbuli et ailleurs car l'ennemi se ravitaille en vivre dans ces endroits là", exhorte-t-il lors d'un entretien avec election-net.com.

Restant convaincu que la sécurité est une affaire de tous, Jonas Zawadi appelle la population à accompagner les services de sécurité en dénonçant les mouvements suspects. Ce qui poura faciliter la traque des assaillants de la nébuleuse ADF.

"La population du groupement Banande-Kainama doit rester très vigilante et apporter toutes les alertes des mouvements suspects auprès des autorités. Aussi, que la population ne se rende pas dans les endroits précités qui sont en proie de l'activisme des rebelles ADF", conclut-il.

Dieubon Mughenze depuis Beni