Assemblée nationale : “la présidente n’a pas dit quel type de budget allons-nous avoir”, Daniel Mbau

Vue de l’intérieur du siège de l’Assemblée nationale/Illustration

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Le député national Daniel Mbau Sukisa est revenu sur le discours d’ouverture de la session parlementaire de septembre de la présidente de l’assemblée nationale, Jeannine Mabunda, ce mardi 15 septembre 2020.

D’après l’élu national, ” le discours de la présidente Mabunda a été placé au cœur des débats politiques. Un discours conciliateur, pacificateur, qui tente de rassembler les congolais de tout bord autour des nobles idéaux démocratiques et qui place la femme au cœur de l’action politique, dans toutes ses composantes et ses valeurs”, a-t-il salué.

Par contre, ce cadre du Mouvement pour la Libération du Congo ( MLC ) fait savoir que ” c’est un bon discours sur le fond mais qui cache un sérieux problème au niveau de la forme.”

À l’en croire, ” ce discours renferme beaucoup des manquants. La question de la réforme électorale, de la cour constitutionnelle et celle sur le service militaire obligatoire conformément à l’article 63 de la constitution n’a pas été abordée.”

En cette session essentiellement budgétaire, Daniel Mbau renseigne que ” la présidente l’assemblée nationale a oubliée de nous dire quel type de budget l’assemblée nationale souhaiterait avoir ? Puisque la session est dite budgétaire” s’inquiète-t-il.

Il signale également que Jeannine Mabunda ” n’a pas martelé sur les caractéristiques de ce budget qui doit être compétitif, inclusif et social et qui répond aux préoccupations sociales de nos concitoyens et qui ouvre des brèches à l’émergence”, poursuit-ii.

Jeannine Mabunda a également fait mention de la résurgence de l’instinct tribal, reconnait-il, mais sans pour autant effleurer sur les propositions de loi de Daniel Mbau notamment le service militaire obligatoire et la réforme de la cour constitutionnelle, a-t-il indiqué.

Notons que cette session axée sur le budget ouvre ses portes ce mardi 15 septembre pour une durée de 3 mois, soit jusqu’au 15 décembre 2020.

Théo Liko