Assemblée nationale: "Ce qui s’est passé est un coup d’État parlementaire, dénonce," Boniface Balamage

N'kolo Balamage, deuxième vice-président de l'Assemblée nationale. Ph de tiers.

Le processus de destitution de la présidente de l'Assemblée nationale a débuté lundi 7 décembre 2020 à Kinshasa, Le  bureau d'âge a pris place, après plusieurs heures d'affrontements  entre les députés pétitionnaires et ceux du camp Kabila. 

Le doyen d'âge, le député FCC  Mboso Nkodia du FCC et les deux Benjamins  ont  pris place au perchoir pour conduire la plénière pour  examiner les pétitions contre Jeanine Mabunda, cela en présence de 279 députés nationaux présents dans l'hémicycle.

De sa prise de parole , Le président du bureau  circonstanciel a invité les députés à l'unité avant de renvoyer la séance à jeudi pour examiner le document déposé pour faire sauter la speakerine.

« Nous exhortons tous les collègues à préserver la paix, la concorde et l’unité entre nous. Nous sommes les élus du peuple, nous devons nous respecter mutuellement.»,a-t-il lancé le député du Kwango qui insiste sur la possibilité d'accorder un droit de défense pour le bureau accusé.

En attendant  l'arrivée de la présidente de l'Assemblée nationale à l'hémicycle  pour  venir s'expliquer, l'entourage de Jeanine Mabunda  évoque un coup d'État parlementaire orchestré par les  partisans du président Félix Tshisekedi cherchent à tout prix l'évincer de son siège. 

Le deuxième vice-président de l'Assemblée nationale  dans une interview à Election-net  s'est rangé derrière l'ex ministre du portefeuille pour dénoncer aussi  ce forcing 

« Ce qui s’est passé est un coup d’état parlementaire. Cela ne nous concerne pas. Notre Bureau va se réunir bientôt et vous serez fixé sur la suite des événements»

Visiblement, le sort de la présidente de l'Assemblée nationale est scellé. Avec plusieurs départs du rang de la Coalition de Joseph Kabila pour d'adhérer à l'Union sacrée voulu par le président Félix Tshisekedi.