Assassinat de Rossy Mukendi: la famille de l’activiste invite Félix Tshisekedi à s’impliquer pour la réouverture du Procès !

A l'extrême droite l'activiste Rossy Mukendi entouré des quelques manifestants peu avant son assassinat le 25 août 2018 à Kinshasa

Ecouter cette information

La famille biologique de l’ex-activiste du mouvement citoyen collectif 2016 , Rossy Mukendi Tshimanga, ont adressé, par le canal de leurs avocats ,une correspondance à l’auditeur Général des FARDC. Dans cette lettre, ces avocats rappellent à ce haut magistrat des FARDC les deux plaintes que lui avait adressées leurs clients.

Ils soulignent que ladite plainte était adressée contre le commissaire divisionnaire adjoint Sylvano Kasongo, le commissaire supérieur Pierrot Mwana mputu, le commissaire supérieur adjoint Carine Lokeso, Brigadier en chef Tokis Kumbo, l’APJ Degbali Nkoy, tous de la police nationale congolaise et le Bourgmestre de la commune de Ngaba, pour assassinat de Rossy Mukendi, violations des consignes et imputation dommageables.
Cette plainte était enregistré par le secrétariat de l’Auditeur Général des FARDC sous le numéro 4335/A12 en date du 2 juillet de l’année 2018.

Le coordonnateur du collectif d’avocats de la famille de Rossy Mukendi, a lui aussi adressé une autre plainte contre les mêmes personnes en ajoutant sur la liste le commissaire Jérémie Nyani Bitiki, le Sous commissaire Kabete Molima, le Sous commissaire Alexis Mukenge, l’APJ Makiadi et Nkuya Mbiyavanga , tous de la police nationale congolaise. Il les accuse pour association des malfaiteurs, recèle des armes et effets des crimes outre les premières préventions de la première plainte. Cette plainte avait été enregistré dans le même secrétariat de l’Auditeur Général des FARDC sous le numéro 6892/D17 en date du 28 septembre 2018.
Depuis lors, précise-t-il, aucun autre acte de procédure outre l’audition de mademoiselle Nathalie Kalanga, une parmi les plaignants, n’a été posé dans le cadre de l’instruction de ces dossiers et cela jusqu’à nos jours, précise- t-il.

<>, revele-t-on dans cette correspondance.

Les avocats conseils de la famille appelle le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi à intervenir afin que ce dossier connaisse un dénouement et que justice soit faite.

Le 25 février 2018, Rossy Tshimanga Mukendi a été tué par la police au cours d’une manifestation pacifique à la paroisse Saint Benoit dans la commune de Lemba, à Kinshasa. Des témoins de son assassinat ont déclaré à Amnesty International que Rossy avait été ciblé par la police. L’un de ses qui était avec lui ce jour-là a déclaré à Amnesty qu’il essayait de faire entrer tout le monde dans l’enceinte de la paroisse lorsqu’il a été abattu.

Le procès de l’affaire Rossy a été suspendu en octobre 2018 à la demande de sa famille, après que le tribunal militaire chargé de l’affaire a refusé d’enquêter sur un agent de police que la famille de Rossy et des témoins croient être le véritable coupable du meurtre de Rossy.

À ce jour, la plainte est toujours pendante devant le tribunal militaire et le procès n’a pas repris depuis lors.

Bénédicte Matondo.