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L'opinion congolaise est tenue en haleine ces derniers jours par les actions de lutte contre l'impunité marquée par les interpellations multiples des responsables des sociétés ayant contractée les marchés dans le cadre du programme d'urgence de 100 jours du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi principalement dans le volet infrastructures (sauts-de-moutons et logements sociaux en faveur du personnel militaire et policier).

La dernière en date est celle de Samih Jammal, de nationalité libanaise et Patron de la société Samibo-Congo chargée d'ériger 1500 maisons préfabriquées pour les militaires et policiers dans 5 provinces pilotes à savoir : Kinshasa, Kasaï-Oriental, Kasaï-Central et le Sud-Kivu à raison de 300 maisons par province. Le tout pour un montant global de 57 millions USD.

A ce stade, les 300 maisons de la capitale sont en pleine construction dans le site du Camp Tshatshi et prendront fin bientôt, rapporte l'incriminé dans une correspondance adressée au Président de la République datée du 29 janvier 2020, et qu'à Mbuji-Mayi malgré le retard connu dans l'octroi des terrains pour leur érection , les travaux sont à l'étape d'installation du chantier et aménagement du site.

Déjà à cette période, Samih Jammal faisait une alerte qu'il y avait des containers des maisons préfabriquées qui traînaient encore dans différents ports dont 167 à destination de Kananga qui se retrouvent au port de l'Angola depuis deux(2) mois et 67 autres à destination de Mbuji-Mayi qui se retrouvent au port de Dar-es-salam depuis quatre (4) mois.

L'inquiétude ici était la crainte de voir les administrations de ces ports procéder à une vente publique de ces maisons faute de l'évacuation par le Gouvernement congolais conformément aux accords conclus avec Samibo d'autant plus que sa responsabilité se limite à livrer la marchandise (maisons préfabriquées) aux ports de Matadi, de Dar-es-salam et d'Angola sans oublier également le dédouanement à charge du Gouvernement.

D'où la supplication de Samih Jammal au Président de la République pour que les dispositions utiles soient prises dans un bref délai afin que l'on procède à l'évacuation de ces différents containers.

Dommage que son vœu n'avez pas encore été rencontré et il est tombé sous le coup de l'audit du programme de 100 jours comme victime de sa bonne foi au regard de la traçabilité du projet.

Samih Jammal est admis depuis ce mardi 25 février à la prison centrale de Makala après sa brève détention au parquet de Matete la veuille. Octogénaire Samih Jammal est en pleine convalescence après avoir un bref séjour médical au Liban au début de cette année. Les conditions carcérales ne vont certainement pas contribuer à son prompt rétablissement mais au contraire vont dégrader son état de santé.

Espérons que la justice va dire le droit afin que la lumière soit faite dans ce dossier pour établir les responsabilités de chacun.

Affaire à suivre

La Rédaction

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