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Le leader de l'Ecidé, Martin Fayulu Madidi longtemps considéré à tort ou à raison comme étant la marionnette de ses principaux partenaires politiques, Moïse Katumbi Tchapwe et Jean-Pierre Bemba Gombo ne semble pas avoir dit son dernier mot.

Une année après sa première participation à la présidentielle de la République Démocratique du Congo, le farouche opposant au régime tshisekedi n'entendait pas baisser la garde.

Connu pour ses positions musclées vis-à-vis du nouveau Président de la République dont il était le principal challenger lors de dernier scrutin, l'ancien candidat de la coalition Lamuka continue à considérer que la victoire à cette présidentielle lui avait été volée.

Suite à cette posture axée sur la recherche de la «vérité des urnes», Martin Fayulu s'est vu dépouillé petit à petit le soutien de ses principaux alliés ayant chacun son agenda.

Loin de le fragiliser, «l'isolement» de l'opposant ne ferait que lui donner des béquilles pour résurrection politique quasi certaine.

«Essoufflé» financièrement, Martin Fayulu, devenu pour certains, la victime du régime et de certains caciques de l'opposition se débrouille avec les moyens du bord pour restructurer sa formation politique. Il n'hésite pas de faire quelques déplacements tant à l'intérieur du pays qu'à l'étranger se présentant comme étant la solution aux maux qui rongent sa société.

Pour ce faire, l'homme puisse sa stratégie de communication dans l'instabilité politique qui sévit à l'Est du pays. Pour y avoir séjourné quelques jours en début de l'année, Martin Fayulu considère que l'activisme des groupes armés dans la partie orientale de la République Démocratique du Congo est l'oeuvre des artisans de la « Balkanisation» qui se recrutent parmi l'élite tant politique que militaire en premier lieu, Joseph Kabila, l'ancien Président de la République qu'il continue à considérer comme étant l'auteur de «l'instabilité» du pays.

Fragilisé de l'intérieur de Lamuka, sa plate-forme électorale, Martin Fayulu s'est appuyé sur l'ancien premier ministre, Adolphe Muzito.

Dépourvu du charisme politique comme lui, le coordonnateur de Lamuka joue surtout le rôle du premier conseiller.

Loin de salons politiques, les deux partenaires se sont résolus de faire le terrain avec des actions de rue dans l'espoir de s'immerger dans la masse populaire reprenant ainsi le contrôle fructueux du régime dans des bastions délaissées par l'UDPS et le PALU, les principaux partis de masse du pays.

Lors de la marche du 17 janvier dernier qui n'a pas connu un grand succès, l'ancien candidat président pouvait se targuer d'avoir fait entendre sa voix à travers le pays et que les prochaines initiatives pourront être des réussites.

Pour l'intéressé escorté par des forces de l'ordre armés jusqu'au dents depuis le lieu du lancement de la manifestation à Tshangu (district populaire de Kinshasa), l'essentiel était de faire faire signe d'existence.

Dans les prochains jours, le régime de Kinshasa pourra donc compter sur cet homme connu pour être un intransigeant.

Pour certains observateurs approchés par election-net.com, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi paieraient leurs prises de positions non vraiment tranchantes vis-à-vis de Félix Tshisekedi et Joseph Kabila.

Tout compte fait, c'est donc un Martin Fayulu ressuscité qui pourra être ce caillou qui risque de déformer la démarche du président.

José-Junior Owawa.

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