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Vingt cinq ans après leur décision de combattre le Front Patriotique Rwandais,les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda,FDLR, se sont transformées en une puissance financière sur le sol congolais. Rien qu’à Goma,les FDLR disposeraient d’un riche patrimoine immobilier et d’un important charroi automobile mis en location. Elles seraient également propriétaires de nombreuses motos taxis.
Plusieurs sources concordantes laissent entendre que les FDLR prêtent d’importantes sommes d’argent aux commerçants ainsi qu’à certaines autorités moyennant remboursement avec les intérêts colossaux. Le non-respect des échéances entraîne souvent la mort violente par assassinat. Tous ceux qui ont tenté de ne pas respecter leurs engagements en ont subi la sentence.
Obligés de ne pas s’exposer aux méthodes fortes utilisées par les FDLR pour punir leurs “ennemis”,plusieurs officiers de l’armée gouvernementale préfèrent désobéir aux ordres donnés par leur hiérarchie pour échapper à la mort et profit d’une collaboration payée en devises fortes.
Étant parvenues à garantir la poursuite de leur juteux business sur le territoire congolais,les FDLR n’auraient pas peur de la traque de l’armée rwandaise. Il est donc probable que cette énième opération soit vouée à l’échec,surtout qu’il est hors de question pour les habitants des localités où vivent les FDLR de collaborer avec l’armée rwandaise pour ne pas perdre leur droit à la vie et l’accès aux champs. Les services de renseignement disposeraient des informations sur ce business entretenu par les FDLR depuis une vingtaine d’années.
Selon certaines indiscrétions,l’argent généré par leur business a permis à leurs chefs d’investir également au Rwanda où ils possèdent un impressionnant patrimoine immobilier.
Une partie non négligeable de l’opinion ne s’explique pas la décision des autorités congolaises de préférer de nouvelles attaques contre les FDLR dans le Rutshuru sans en mesurer les conséquences sur la population. Presque toutes les localités “occupées” par les FDLR depuis plus d’une vingtaine d’années sont devenues leurs forteresses grâce à la complicité de certains leaders locaux voire quelques politiciens siégeant au parlement a Kinshasa. Même les onusiens seraient leurs protecteurs.
Pour éviter le pire,il est temps que les autorités congolaises puissent trouver d’autres mécanismes pour éloigner les FDLR des zones frontalières avec le Rwanda. Faire semblant d’ignorer leur barbarie et leur complicité avec certains officiers de l’armée congolaise ainsi que les puissants hommes d’affaires du Kivu va continuer de provoquer mort d’hommes.

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