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Politique

La République Démocratique du Congo a enregistré la première alternance pacification au sommet de l'État le 24 janvier dernier symbolisée par la passation des pouvoirs entre l'ancien président Joseph Kabila et son successeur, Félix Antoine Tshisekedi.

Depuis cette date historique, les deux personnalités à la tête de deux grandes plateformes politiques ont décidé de mettre en place une coalition ( FCC-CACH) afin de gérer le pays.

Largement majoritaire dans les deux chambres parlementaires, Joseph Kabila devrait concéder un certain nombre de de sièges de gestion dans l'Assemblée Nationale et le Sénat à son allié Félix Antoine Tshisekedi.

Quelques mois plus tard, la coalition a réussi, dans la douleur, à former un gouvernement, obligeant aux deux leaders de concéder quelques portefeuilles ministériels.

Malgré cette entente, certaines indiscrétions confient à election-net.com que des fortes dissensions internes minent la coalition au risque de faire couler l'édifice.

La pomme de discordes, la gestion des entreprises publiques, des représentations diplomatiques, la territoriales, la CENI et autres structures de l'État.

Des sources proches des deux camps parlent d'un malaise qui ne fait que perdurer.

Privé de ses figures emblématiques dans l'actuelle équipe gouvernementale dû à l'intransigeance de Félix Tshisekedi, le Front Commun pour le Congo aurait jeté toutes ses forces dans le contrôle des entreprises publiques, des représentants diplomatiques et des organisations internationales.

Lors de sa conférence de presse le vendredi 18 octobre, André Alain Atundu Liyongo prévient que le partage des responsabilités au sein de ces structures devra se faire selon un certain nombre de critères.

« Le partage se fera suivant une clé de répartition», annonce Alain Atundu, communicateur du FCC et actuel Président du Conseil d'Administration de la Société Nationale d'Electricité sans préciser la méthodologie de définition de ce criterium.

Une courte phrase qui semble confirmer les fuites récoltées par election-net.com.

Dans la journée, un média en ligne faisait part de la tenue des discussions entre les deux alliés depuis juin pour tenter de trouver un consensus au sujet des nominations à la Gecamines et à la SNCC que les kabilistes avaient boudé l'exécution.

Autan dire que la tension monte d'un cran entre les deux partenaires. Mais ni Joseph Kabila moins encore Félix Tshisekedi n'auront intérêt de faire gâcher une fête reluquer par autant de spectateurs ne jurant que par l'écroulement de la fourmilière.

José-Junior Owawa

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