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Candidate présidente de la République, Marie-Josée Ifoku reste perplexe malgré les 4 heures de discussions avec les responsables de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

La seule femme encore présente dans la course à la magistrature suprême, Marie-Josée Ifoku estime que la rencontre avec le pouvoir organisateur des élections en RDC ne l’a pas convaincu jusque-là par ces explications à moins de 80 jours avant de la tenue des scrutins du 23 décembre.

« La CENI connaissait nos préoccupations tout comme vous de la presse. Mais malgré cela, j’ai l’impression comme-si cette rencontre n’a rien donné en terme des résultats escomptés », fait-elle remarquer avec force.

L’ancienne Vice-gouverneur de la province de la Tshuapa salue tout de même la tenue du « cadre de concertation », entre la CENI et les candidats président de la République, qui est en réalité une première du genre tout en déplorant le retard avec lequel l’initiative a été concoctée. « Il nous reste 80 jours, il ne faut pas que nous puissions jouer avec notre peuple. La CENI doit comprendre que sa machine à voter n’a aucun soubassement juridique », tonne la candidate avant de déplorer l’attitude de la Centrale électorale qui aurait préférait garder silence à se contentant d’enregistrer les préoccupations des candidats en lieu et place de ses réponses pourtant indispensables pour la suite du processus. « La CENI n’a rien dit sur nos préoccupations. Elle n’a fait que nous écouter alors qu’elle disposait toutes les informations sur nos préoccupations. Ce qui me donne le sentiment de considérer que nous n’avons fait que palabrer pour rien pour ne rien obtenir », déplore la candidate présidente de la République.

Elle estime par ailleurs qu’il n’y a plus de temps à perdre dans la prise en compte des revendications de la classe politique avant d’aller aux élections. « Nous nous sommes séparés sans suite. La CENI s’est contentée de nous promettre une autre rencontre du genre mais pourquoi faire alors que nous n’avons que 80 jours avant la tenue des scrutins », s’interroge Ifoku qui redoute même le report des élections au regard de l’évolution du processus. « La CENI ne fait que nous répéter qu’elle organisera les élections le 23 décembre et l’annonce des résultats le 25 décembre. Moi, je trouve ça anormale parce que cela ressemble à faire le lit à quelqu’un », conclut-elle.

 

Jose Junior Owawa

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