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Les arrêts définitifs de la cour constitutionnelle continuent à faire des vagues dans la classe politique congolaise. Un collectif des députés invalidés à ce jour, continuent à rejeter les derniers arrêts rendus par la haute cour à la suite des corrections des "erreurs matérielles" constatées lors de la publication des résultats électoraux des élections législatives du 30 décembre 2018.

Ces députés qui sont au nombre de 31, jurent et répètent qu'ils siègeront bel et bien à l'Assemblée Nationale pour les prochaines sessions de cette législature. Parmi ces députés à ce jour invalidés, il y a Louis D'or Balekelayi. Ce désormais ancien journaliste, qui est le porte-étendard de ce collectif a connu un curieux retournement de situation. Alors qu'il postulait dans le district du Mont-Amba à Kinshasa, il n'avait pas été proclamé élu par la commission électorale nationale et indépendante.

Mais son sort avait été corrigé par les arrêts de la cour constitutionnelle qui l'avait déclaré élu. Finalement, après la validation et les invalidations de la haute cour, la confusion et la clameur populaire qui s'en étaient suivies et l'implication du président de la république, avaient obligé
les juges de la cour à réexaminer leurs propres arrêts rendus.

Résultats, certains de ceux qui avaient proclamés élus, avaient de nouveau été invalidés. Voilà qui a poussé Louis D'or d'aller en justice contre certains juges de la haute cour. L'ancien journaliste ensemble avec le 30 autres députés ont attaqué les arrêts de la cour constitutionnelle à la cour de cassation. Une citation directe contre le greffier de cette instance judiciaire a été déposée, le collectif a écrit à la présidente de l'Assemblée Nationale, en même temps qu'au chef de l'État afin qu'une solution soit trouvée à ce qu'il qualifie de "arrêts de superposition qui ont violé la constitution". Citant la loi fondamentale, Balekelayi évoque plusieurs articles de cette loi pour expliquer que les 31 députés sont en droit de siéger.

L'ancien journaliste a également cité le principe de l'antériorité des actes juridiques pour expliquer que c'est lui et ses 30 autres compagnons d'infortune qui doivent siéger à la chambre basse du parlement. Ne voulant plus mâcher ses mots, et dénonçant les actes de corruption à la cour constitutionnelle, dont il dit avoir les preuves, Louis D'or a estimé que "la haute cour est devenue la basse cour". Répondant aux questions des journalistes au cours de l'émission "excellence", Balekelayi a également assuré avoir tenté à plusieurs reprises de déposer à cette même cour constitutionnelle une requête en interprétation de l'article 169, sur le caractère irréversible de ses arrêts, mais ses multiples initiatives sont restées sans succès jusqu'à ce jour.

Ilunga M

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