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A Kinshasa, il est difficile si pas impossible de circuler dans la ville sans se heurter aux obstacles des Saut-de-moutons.

Ces superstructures en érection sur les grandes artères de la capitale congolaise destinées à désengorger la circulation peinent à ternir leurs promesses.

Initiative personnelle du nouveau président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans le cadre de son «programme d'urgence de 100 premiers jours», les saut-de-moutons sont devenus un véritable calvaire pour les usagers des routes kionoises.

Embouteillages, vols…autant de maux entourent ces géantes colonnes de bétons encadrées par des chaînes de tôles du type «Negerian» devenus le quotidien des kinois.

Aux côtés de ces chaînes humaines et automobiles qui se dressent chaque jour sur les routes majeures de Kinshasa naissent des marchés de fortunes.

Sur le très bouillonnant parking de Pascal situé sur la route de l'aéroport international de N'djili où est lancé deux saut-de-mouton, des familles entières y trouvent matière à survie.

Ici, où election-net.com y a passé quelques heures dans l'embouteillage du week-end, plusieurs femmes se livrent au job de lave-pieds de milliers de ces passants qui s'embourbent dans la boue qui parsème la chaussée défoncée.

Pour bénéficier de ce service, les clients devront déboucher jusqu'à 500 pour un service complet ( pieds et rinçage des chaussures).

« Nous sommes ici depuis le lancement de la construction des saut-de-moutons. Il m'arrive de faire jusqu'à 10.000 FC, largement suffisant pour nourrir mon foyer», s'emploie à expliquer en Lingala une trentenaire qui se dite mère de 3 petits garçons.

Célibataire, Irène elle a tout un empire: Ces deux fillettes, la quinzaine révolus autre fois dans la mendicité se dite satisfaite de la prestation de ses protégées.

« Moi je vends quelques épices dans la rue d'à-côtés, ici je viens juste pour évaluer le travail de mes enfants en les amenant de l'eau et les détergents en cas de besoin. Ça marche plutôt bien. Elles font bien leur travail», explique-t-elle sans oser parler du chiffre d'affaires dont elle avait du mal à maîtriser.

Pour l'heure, ces emplois indirects font l'affaire de prestataires même si les travaux de ces ouvrages grandeur nature sont pour la plupart arrêtés selon les habitués du milieu.

José-Junior Owawa

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