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L'initiateur de cette pétition dont une copie est parvenue  à election-net.com dénonce la passivité du comité local de sécurité de Mahagi pour des questions de  conflits de pouvoir, conflits fonciers, à la base de l'insécurité dans la zone.

Jean - marie Anicanle, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) a indiqué à la presse qu'il agit  à titre individuel en vertu de l'article 27 de la constitution de la RDC et s'interroge sur les attributions des membres du comité de sécurité du territoire de Mahagi.

Il souligne les deux derniers cas de conflits dont celui de la chefferie des Anghal opposant deux villages (JUPARAM et JUPALUNGU) dans le groupement Jupio ainsi que Jupudero dans le groupement Jupagasa causant plusieurs dégâts matériels (incendies d'une centaine de maisons,  pillages systématiques) et au moins 15 morts (bilan provisoire). Cet acteur de la société civile soulève de même le dossier d'un conflit d'intérêt qui oppose les opérateurs économiques de la chefferie des Alur Djuganda et «quelques inciviques de la place», pour ainsi reprendre ses propos à la lettre ; un conflit soldé par 3 journées ville morte décrétée le 4 avril dernier par la FEC de Djalasiga.

« Alors que les populations des différents villages s'entretuent , écrit le pétitionnaire, les membres de comité de sécurité réclament « toujours» de l'argent pour descendre sur terrain ainsi que la léthargie dans le jugement, etc. se désole-il avant de poursuivre : « voilà ce qui nous amène à vivre des drames». 

Selon lui, pour le cas des conflits précités, il a fallu que chaque partie(en chefferie des Anghal) verse un montant d'au moins 300 000 CDF et disponibilise deux voitures pour la descente sur terrain des membres du comité local de sécurité. Étant donné qu'une seule partie s'est exécuté, révèle-il, ils [membres du comité de sécurité] n'ont pas accepté de descendre sur terrain. Il en est de même pour la situation en chefferie des Alur Djuganda ajoute Monsieur Jean Marie qui déplore le fait qu'il y a « plusieurs personnes dans la prison centrale [de Mahagi] dont les mineurs mixés avec les adultes, font un, deux, voire trois mois sans comparaître. Et  dans les amigos à l'intérieur du territoire, les gens passent parfois deux semaines sans être transfer au parquet.»

Et donc, conclut-il, « nous constatons que ce comité de sécurité ne travaille pas pour l'intérêt de notre population mais plutôt pour son intérêt égoïste », voilà pourquoi Jean Marie Aican  Kayucan Tengo demande « la démission » de l'actuel comité de sécurité du Territoire de Mahagi et plaide pour l'intervention du gouvernement provincial ainsi qu'une enquête administrative et financière à l'endroit de tous les membres du comité de sécurité dudit territoire.

Signalons que la constitution de la République Démocratique du Congo donne un délai de trois mois à l'autorité publique pour répondre à une pétition lui adressée.

 Pithua Eliézer.

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