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"Sans la SNCC, la cité de Bukama n'a pas d'âme." C'est en ces termes que Paul Mwilambwe membre de la société civile de Bukama fait remarquer l'importance du chemin de fer dans ce territoire de la province du Haut-Lomami.

Mais la station de la SNCC présente l'image d'un parent très pauvre. Depuis le port jusqu'à la gare en passant par les bâtiments administratifs, rien n'est en état. Et pourtant c'est la SNCC qui est propriétaire de toutes les infrastructures de la cité. Maison résidentielle comme bâtiments administratifs.

Si le port, connaît un trafic intense des baleinières à destination d'Ankoro, Kongolo et autres, c'est grâce aux privées propriétaires de ces engins qui paient par accostage entre 35.000 et 110 000 FC selon la grandeur du bateau.

Ainsi, le port de Bukama connaît une activité très intense qui contraste avec les infrastructures immobilières qui abritent les services publics. La police maritime et fluviale est hébergée dans un todis de la SNCC dont une partie de la toiture a déjà cédé le plafond troué et qui ne constitue qu'un passoire face à la pluie.

Selon le commissaire responsable de cette unité de la police nationale congolaise, le délabrement de ce bâtiment est causé par le refus catégorique de la SNCC contre toute initiative de réhabilitation venant des forces de l'ordre.

Gare…

A la gare de Bukama, le voyage des trains marchandises est passé 3 à 4 par jour à 3 à 4 par semaine. Les marchandises mettent des semaines voire des mois pour être embarquées vers le Kasaï au grand dam des commerçantes omniprésentes et qui s'approvisionnent en poissons fumés.

Avec l'effondrement du pont Bundwe sur le fleuve Congo couplé à la dégradation de la RN1, le train reste l'unique alternative Cependant, le magasin de stockage des marchandises ne dispose plus d'une capacité pour recevoir les produits. Ses murs sont décrépis, une toiture vétuste à la merci de la pluie.

La salle d'attente des passagers ne dispose plus de toitures. Les murs sont déjà affaissés vraisemblablement à la faveur des intempéries.

Selon Lenge Mukumbi chef de Station SNCC Bukama, la forte centralisation dans la gestion de la société nationale de chemin de fer du Congo ne permet aux dirigeants local d'initier une quelconque réhabilitation. Tout est monolithiquement centralisé à Lubumbashi où se trouve le siège social de l'entreprise.

Tous les projets initiés par la SNCC et ses partenaires n'ont pas produits des effets positifs sur la gare 710 , la plus grande depuis Tenke jusqu'à Luputa dans le grand-Kasaï.

Chris Lumbu

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