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Dans une interview qu'il a accordé au journal belge, le Soir, le samedi 1er décembre, le Président de la République, Joseph Kabila, a dit tout haut ce qui se disait tout bas, à savoir, l'absence des observateurs de l'Union européenne. Pour Joseph Kabila, cette absence sera comblée par des observateurs nationaux, régionaux et ceux de la Francophonie.

"Les observateurs seront là : il y aura plus de 40.000 observateurs nationaux, qui ont déjà été formés dans ce but, et aussi les témoins des partis politiques. En plus, il y aura des observateurs de la région, de la SADC, de l’Union africaine, de la Communauté des Etats d’Afrique centrale, de l’Organisation internationale de la Francophonie. Il est vrai aussi qu’il n’y aura pas d’observateurs envoyés par l’Union européenne ou les États-Unis. Pourquoi devrait-on les inviter ? Je considère que ces pays ont déjà préparé leur rapport avant même le jour du vote ! L’important, ce sera surtout l’observation par les Congolais eux-mêmes", a déclaré Joseph Kabila à la journaliste, Colette Breackman du tabloïd belge, Le Soir.

Quant à l'interrogation de la communauté internationale sur la volonté de la RDC d’organiser seul les élections, de se passer de la Monusco qui avait déjà mobilisé des avions pour aider, le "Raïs" tranche : "Tout simplement parce que nous ne sommes pas des mendiants.Le Congo,certes, a des problèmes, mais c’est aussi un pays d’hommes et de femmes dignes.Les pays voisins, eux non plus, ne sollicitent pas l’appui de la Monusco. Si celle-ci a des avions disponibles, elle peut certainement en faire bon usage. Je l’ai expliqué à la représentante du secrétaire général de l’ONU. Nous avons pris l’option d’organiser les élections nous-mêmes, ce qui nous coûte cher, mais c’est une question d’indépendance, de souveraineté".

Liévin LUZOLO

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