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Ce samedi 27 juillet, il est devenu à 76 ans, le président du Sénat, donc dauphin constitutionnel du président de la république. Couronnement de la vie d'un homme qui a vécu son époque et qui, pour de bonnes, comme de mauvaises raisons, fait parler de lui. Pour ses admirateurs, Alexis Thambwe Mwamba est un homme de principe, attaché aux "valeurs positives".

Mais pour ses détracteurs, le nouveau président du Sénat n'est qu'un opportuniste, un "transhumant" politique comme la classe politique congolaise en a le secret. Ces derniers insistent sur le côté du personnage qui n'a, par exemple, pas hésité à qualifier Diomi Ndongala, homme politique emprisonné depuis des années pour viol, de "délinquant", ou les journalistes de "minables".

Entre plaidoyer et réquisitoire, election-net, a creusé, pour vous présenter ce qu'est Alexis Thambwe Mwamba.

Né le 6 mai 1943 à Longa dans la province du Maniema, Alexis Thambwe Mwamba a un diplôme de licence en Sciences politiques et diplomatiques de l'Université du Burundi et licencié en Droit , il détient en plus une maîtrise en Droit et Sociologie du travail de l'Université Libre de Bruxelles et un diplôme honoris causa de Docteur en philosophie. Il est aussi avocat au barreau de Kinshasa.


L'homme aura connu tous les présidents de la RDC, hormis Joseph Kasavubu. Sous l'ère Mobutu, il a été administrateur
à la Société Nationale de Chemin de fer du Zaïre( SNCZ), à la Banque Commerciale du Zaïre (BCZ).

Thambwe Mwamba a été aussi au conseil d'administration des Instituts supérieurs congolais et à l'association nationale des entreprises du Zaïre (Aneza). Le nouveau numéro de la chambre haute a aussi été dirigeant à la Société minière et industrielle du Kivu ( Sominki), avant d'aller à la compagnie financière et minière belge ( Cofimines), puis à la compagnie belge de gestion minière (cogemin), mais aussi président délégué général de l'Ofida où les commentaires lui créditent d'une gestion rigoureuse qui avait, dit-on, sorti cette entreprise publique du gouffre.


Côté politique, c'est moins rose. Si Mwamba n'est pas le diable en personne, il a parfois endossé des rôles méchants.


En 1991, il devient le président-général de l'Union des démocrates indépendants (UDI), plateforme politique créée par Kengo wa Dondo pour soutenir Mobutu dans le cadre de la Conférence nationale souveraine.


Thambwe Mwamba a été aussi ambassadeur de la RDC en Italie. Il a été aussi membre du RCD, le Rassemblement des congolais pour la démocratie, un mouvement rebelle. Il devient chargé des relations extérieures du RCD en janvier 1999. Son passage dans ce mouvement est marqué par son interview à une radio française où il revendique que le RCD a bombardé un avion, pourtant civile. Son idylle avec ce mouvement va s'arrêter et Thambwe s'aligne au Mouvement pour la Libération du Congo(MLC) de Jean-Pierre Bemba avec qui il arrive à Kinshasa après les négociations de Sun City.


Il est ministre du Plan du gouvernement de transition du 30 juin 2003 au 16 mars 2006, date à laquelle il démissionne de ses fonctions ainsi que du MLC.


Élu député national indépendant du Maniema lors des élections législatives de 2006, Alexis Thambwe devient ministre des Affaires étrangères du gouvernement Muzito lors du remaniement ministériel du 27 octobre 2008. Après avoir été élu député en 2011, le 7 décembre 2014, sous un remaniement du gouvernement, il est nommé ministre de la Justice, Garde des Sceaux et Droits humains.


En 2019, il est élu sénateur du Maniema. Alexis Thambwe Mwamba est l'auteur de "Droit douanier zaïrois" (1996) et "Trois années d'efforts de reconstruction" (2006).


Un parcours élogieux, mais qui ne manque pas de revers. Lors de la campagne pour l'élection à la présidence du Sénat, celui qui succède à Kengo avait reconnu ne pas être "un saint". Thambwe Mwamba a aussi fait amende honorable aux "compatriotes" qui aurez été frustrés par l'un ou l'autre de ses actes. Une posture de contrition qui est tombée à pic.

Ilunga M

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