Après avoir décapité leur collègue : L’APHG réagit

L’APHG réagit

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En France, les professeurs paniquent. Ils sont dans un choc profond. Christine Guimonnet, professeure d’histoire-géographie au lycée de Pontoise (Val-d’Oise), et secrétaire générale de l’Associations des professeurs d’histoire-géographie (APHG), a fait comprendre « que la démocratie n’est pas seulement le vote, mais c’est le débat ». 

« En tout cas, ça fait peur. Nous sommes tous dans un état de sidération, c’est un choc profond. Ce qui vient de se passer est extrêmement violent. Toutes nos pensées vont à notre collègue et à sa famille » a dit Christine Guimonnet.

Pour la secrétaire générale de l’Association des professeurs d’histoire, l’enseignement dans un État démocratique a pour but d’instruire les élèves, de développer chez eux l’accès à la connaissance, à la réflexion, à la raison, qu’ils soient croyants ou pas, le problème n’est pas là. « Et ce qu’on leur enseigne, c’est pour leur donner des clés, des clés de compréhension du monde, de l’histoire, de la géographie. Ce qu’on leur inculque, c’est le sens du débat. La démocratie ce n’est pas uniquement le droit de vote, c’est le débat, y compris et surtout quand on n’est pas d’accord » dit-elle.

Quand on n’est pas d’accord, elle estime « qu’on doit parler, on doit échanger, pas se taper dessus ni tuer quelqu’un. Ce dont on se rend compte maintenant, c’est lorsqu’il y a des contestations du cours, les collègues ne doivent pas rester isoler, il faut en parler. On doit adapter notre discours, notre cours, à la maturité des élèves et à l’âge de chacun ».

Sur les antennes de la Rfi, elle a déclaré « qu’il y a une hypersensibilité à ce qui peut être religieux, pas uniquement, mais aussi, les élèves. Car, dit-elle, ses élèves lui ont fait comprendre que «  ce n’est pas normal que l’on manque de respect aux religions, ce n’est pas normal qu’il y ait du blasphème ».

Mapote Gaye