Afrique/Stress thermique : vers un impact sur la production de la viande

Credit: Francoise Mbuyi

Les pays doivent fondamentalement élever du bétail conforme à la réalité de leur pays. Selon des chercheurs, la production de la viande pourrait avoir un impact négatif à cause d’une forte chaleur due à des températures trop chaudes.

 
Pour les chercheurs le problème pourrait être le plus aigu au Soudan du Sud parmi d’autres pays d’Afrique de l’Est. Dans cet ordre d’idées, il faudra adopter de nouvelles démarches pour s’en sortir. Raison pour laquelle, ils ont alerté tous ou du moins prévenir avant que les choses ne prennent une autre tournure.

Mieux, les chercheurs ont mené d’autres enquêtes pour en savoir les tenants et aboutissants. La hausse des températures peut engendrer des conséquences néfastes pour les animaux. Cela, disent-ils, peut durer de longues périodes.

Conséquences : elles sont nombreuses, à savoir un stress thermique chez les animaux ou alors
un impact sur la productivité du lait et de la viande pour les bovins laitiers, les bovins de boucherie, les moutons, les chèvres, les porcs et les volailles à travers l’Afrique de l’Est.

Pour toutes ces recherches qu’ils ont menées, cela veut dire simplement que des mesures idoines sont nécessaires ; ils y voient un prolongement chez le bétail surtout en Afrique de l’Est.

Il va falloir que certains pays d’Afrique de l’Est puissent prendre des mesures à sa juste valeur. Donc, les conditions du stress thermique sont plus que dangereuses. Mieux, préviennent-ils, c’est une situation qui va augmenter encore de 2071 à 2100. Si les conditions climatiques persistent à leur rythme accéléré actuel, l’équipe de recherche affirme que des niveaux élevés de stress thermique pourraient rendre une grande partie de l’Afrique de l’Est impropre à la production exotique de porcs, de volailles et de bovins laitiers, à moins que des mesures directes et immédiates ne soient prises.
Urgence des investissements

 « Nous savions que le changement climatique causerait des problèmes aux animaux, mais nous avons été surpris de l’ampleur du changement », a ajouté An Notenbaert, expert en élevage de l’Alliance of Bioversity International et du Centre international pour l’agriculture tropicale.


« Les mesures d’atténuation et d’adaptation au changement climatique doivent absolument être prises en compte dans les décisions et les stratégies d’élevage. »


Des pays comme le Rwanda et le Kenya se sont orientés vers l’utilisation de races exotiques pour répondre à la demande croissante de lait dans leurs pays. « Holstein Friesians, une race importée populaire (de bétail), ne sont pas indigènes à l’Afrique. Bien qu’ils produisent plus de lait que les races locales, ils ne font pas bien face à la chaleur », a déclaré Notenbaert. « Pour rendre l’élevage plus efficace sur le plan environnemental, nous avons besoin de races qui peuvent faire face à la hausse des températures tout en produisant plus de viande et de lait » poursuit-il.

En plus de l’élevage, les chercheurs affirment que les pays doivent se tourner vers d’autres stratégies d’atténuation pour accroître leur résilience. Cela pourrait prendre la forme d’abris ou d’autres moyens d’ombrage pour protéger les animaux et assurer un accès suffisant à l’eau.

Une urgence d'investissements

« Nous devons d’urgence investir et planifier dès maintenant, car l’atténuation aura des coûts pour les agriculteurs et les donateurs », a déclaré M. Notenbaert. Généralement les mesures de température nécessitent un abri méteo pour empêcher le rayonnement solaire direct de fausser les mesures. En revanche, le rayonnement solaire direct est nécessaire pour mesurer le stress thermique environnemental. Ce qui pourrait des risques énormes pour la santé liées à une forte chaleur; ce qui s'en suit souvent concerne la mort.

Mapote Gaye

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