Afrique du Sud/Apartheid : « Je m'excuse sans réserve pour la douleur, la souffrance, l'indignité et les dommages », Frederik de Klerk

Fréderik de Klerk. Ph de tiers.

L’ancien president sud-africain, Fréderik de Klerk, decedé jeudi 11 novembre dernier, a presenté les excuses postumes sur l’atroce système colonial Apartheid que les balncs pratiquaient sur les noirs. Et ce, à travers une vidéo diffusée diffusée par sa Fonantion quelques heures après sa mort, indique rfi.fr

« C'est une vidéo de 7 minutes présentée comme les derniers mots de Frederik de Klerk, décédé ce jeudi de suites d'un cancer. L'ancien président sud-africain y apparaît âgé et amaigri, la voix cassée, mais toujours élégant et le regard droit. On aperçoit en arrière-plan, dans une pièce de sa résidence, une photo de lui et de son épouse, et une peinture représentant une femme noire », explique le média français.

« Laissez-moi vous dire que depuis les années 1980, mes convictions ont changé », dit-il. « Il est vrai que dans ma jeunesse, j’ai défendu le système de développement séparé, comme nous avons préféré l’appeler. » Mais il avait évolué, assure-t-il : « À de multiples reprises, j’ai présenté mes excuses. Beaucoup m’ont cru, mais d’autres non. »

Et de poursuivre :

« Je m'excuse sans réserve pour la douleur, la souffrance, l'indignité et les dommages que l'apartheid a causés aux Noirs, aux métis et aux Indiens en Afrique du Sud. Je suis souvent accusé par des critiques d’avoir, d’une façon ou d’une autre, continué à justifier l’apartheid ou le système de développement séparé, comme nous avons préféré l’appeler après. Il est vrai que dans ma jeunesse, j’ai défendu le système de développement séparé. Après, à de multiples reprises, j’ai présenté mes excuses aux Sud-Africains pour la douleur et l’indignité que l’apartheid a amené aux personnes de couleur en Afrique du Sud. Beaucoup m’ont cru, mais d’autres non. Alors laissez-moi vous répéter aujourd’hui, dans ce dernier message. Je vous présente mes excuses sans réserve pour la douleur, la souffrance, l'indignité et les dommages que l'apartheid a causés aux Noirs, aux Bruns et aux Indiens en Afrique du Sud ».

Notez que le désormais défunt ancien président sud-africain, Frederik de Klerk, est celui qui avait fait libérer Nelson Mandela, leader de l’ANC. Il avait ensuite légalisé les partis d'opposition et organisé les premières élections multiraciales, qu'il avait perdues, en 1994.

Liévin LUZOLO

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