Affaire Kamuina Nsapu: les chancelleries tirent la sonnette d’alarme

Affaire Catalan & Sharp , Ph. Tiers


Quatre ans après l’ouverture du procès de présumés assassins de la Suédoise Zaïda Catalan et l’Americain Michael Sharp, deux experts onusiens tués en RD Congo en mars 2017 alors qu’ils enquêtaient sur les tueries de masse perpétrées au Kasaï central dans l’affaire Kamuina Nsapu, les États-Unis et la Suède insistent sur l’implication des autorités locales avant de mettre un point final à ce procès.


Après les enquêtes secrètes de la police onusienne appuyée par les États-Unis et la Suède, il ressort que plusieurs agents de l’État congolais, étaient impliqués dans l’assassinat des experts onusiens. Ce qui a abouti à plusieurs arrestations au sein de l’armée, dont celle du colonel Jean de Dieu Mambweni.
A contrario, la justice congolaise rejette toutes ses allégations et impute ce crime aux seuls miliciens de Kamuina Nsapu.


Nous rappelons que ce procès fait l’objet d’un bras de fer entre l’Onu et la justice militaire congolaise. L’institution onusienne appelle l’auditorat militaire à coopérer avec ses experts et à tenir compte des éléments de preuve avancé par les États-Unis et la Suède.


PATRICK OMBALE, Stagiaire